sinusites chroniques : les meilleurs traitements

La sinusite est l’un de ces maux dont on ne se préoccupe pas jusqu’à ce que l’on en souffre, et surtout si cela devient chronique. Il est clair que l’on souhaite surtout s’en débarrasser, car cela fait souffrir, provoque un mal de tête constant, et peut aussi causer certaines complications.

La sinusite démarre par une simple rhinite et se transforme ensuite du fait d’une surinfection.

Les signes d’une sinusite chronique

Cela provoque rapidement des douleurs faciales, qui peuvent se concentrer sur différents endroits, tels que le front, les yeux, les tempes. Cela peut aussi aller jusqu’à des douleurs d’oreille. Le nez reste bouché, et cela peut durer plusieurs mois.

La sinusite peut se situer sur un seul côté du visage, auquel cas il est important d’aller vérifier s’il ne s’agit pas d’un problème dentaire. Pour préciser un diagnostic, il est important de connaître le passé du patient. Les sinusites sont elles récentes, ou ont au contraire démarré dès l’enfance ? Quel est le contexte professionnel (certaines sinusites peuvent provoquer des tumeurs si l’on travaille par exemple dans le bois exotique) ?

Y-a-t-il eu un coup à l’origine d’une éventuelle malformation de la cloison nasale ? Le patient fume-t-il ? Après 50 ans, on effectue aussi une recherche afin de vérifier la présence éventuelle de polypes, ou de tumeurs via une endoscopie locale.

Il faut savoir que dans certains cas, la sinusite n’est pas douloureuse, on peut donc en souffrir sans le savoir, un peu comme pour les otites. On a simplement le nez bouché, il coule et l’on peut avoir quelques symptômes tels que la mauvaise haleine ou une grande fatigue. On peut ressentir aussi de la pression chaque fois que l’on baisse la tête. Le manque ou l’absence d’odorat est évidemment un signe important. Lorsque les sinus sont bouchés, cela empêche les secrétions de s’évacuer et cela part ensuite dans la gorge, ce qui provoque alors une toux.

Quand les sinus sont touchés

Les sinus sont des cavités osseuses situées à l’arrière des fosses nasales, quasiment refermées sur elles-mêmes. On pense généralement que les sinus sont près du nez, sans plus. Or, ils sont plus nombreux que ce que l’on pense généralement, et fonctionnent par paires.

Il en existe donc plusieurs catégories selon l’endroit où ils se positionnent  : Les sinus maxillaires qui se trouvent sous les yeux à hauteur des pommettes, Les sinus frontaux au-dessus des yeux, Les sinus ethmoïdaux, entre les cavités nasales et les orbites, qui rendent parfois le port de lunettes gênant. Les sinus sphénoïdaux, derrière les sinus précédents, plus en profondeur, dans l’os sphénoïde.

Lorsque l’on sait cela, il est évidemment important de savoir quels sont exactement les sinus touchés avant de traiter. Lorsque le diagnostic de sinusite chronique a été posé, il faut savoir combien de sinus sont atteints et si cela concerne les deux côtés. Cela est particulièrement important si c’est le sinus sphénoïdal qui est atteint, car il est le plus profond et situé près des nerfs optiques ou de la carotide. L’un des symptômes principaux est le mal de tête. Les origines de l’infection Nos pauvres sinus peuvent être agressés par bien des ennemis  : virus, champignon, bactérie, allergie…

Les muqueuses ont de multiples raisons de s’enflammer et d’enfler, permettant à l’infection de se développer. Mais la plupart du temps, ce sont les dents qui sont à la racine du problème. Une infection dentaire non traitée, ou un kyste peuvent provoquer une infection due à un champignon.

Autre possibilité, le polype de Killian  : il s’agit d’une tumeur bénigne et inflammatoire qui bouche le nez régulièrement. Cela est assez rare, mais mérite d’être vérifié.

Pour parvenir à savoir ce dont il s’agit exactement, le médecin effectue un premier examen clinique et peut diriger son patient vers un spécialiste ORL lorsque la chronicité est installée. Si le diagnostic n’est pas évident à faire, des examens complémentaires peuvent être proposés  : Une recherche d’allergènes, Une prise de sang pour vérifier un éventuel déficit immunitaire, Le scanner n’est demandé que lorsque l’on soupçonne la présence de polypes ou d’un corps étranger.

L’IRM enfin permet de vérifier l’existence et la dimension de tumeurs éventuelles.

Le traitement adéquat

Tout découle bien entendu du diagnostic posé. Les principales possibilités sont  : La visite chez le dentiste et le traitement de l’infection et de la dent.

  • Une corticothérapie dans le cas d’une allergie, sur une durée courte.
  • Des antihistaminiques.
  • De simples lavages de nez avec du sérum physiologique sont un appoint quasiment obligatoire.
  • Une intervention chirurgicale. Celle-ci peut être très rapide s’il ne s’agit que de rouvrir un sinus bouché sous endoscopie, ou de drainer pour évacuer du pus.
  • Il peut s’agir d’un abcès ou d’un amalgame à retirer.

Pour parvenir à soigner une sinusite chronique, le traitement peut être assez long, surtout si le mal et installé depuis longtemps et qu’il s’agit d’une polypose. Dans la grande majorité des cas, une sinusite chronique n’est pas grave, mais peut finir par être quasiment invalidante à la longue. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de se soigner. Il suffit d’imaginer avoir un rhume en permanence, mais avec les maux de tête en prime. La fatigue commence à s’installer et il devient difficile de se concentrer en permanence, et même de rester d’humeur égale après plusieurs semaines. Autre raison essentielle pour consulter lorsque le mal se prolonge  : dans le cas très rare où il s’agit d’une sinusite sphénoïdale, l’infection ne doit absolument se propager sous risque de cécité ou d’AVC. Autant dire que le mal doit être pris au sérieux !

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