Un quatrième âge bien entouré

Les conditions sanitaires et sociales se sont graduellement améliorées dans la société française, tout comme dans le reste du monde industrialisé, depuis plusieurs décennies. D’abord la fin des guerres fratricides entre pays européens a permis que l’on concentre nos efforts sociétaux davantage sur nos populations, sur leur bien-être et surtout sur leur santé. Mieux manger tout en étant mieux soignés, voilà la clé de la longévité croissante des populations occidentales. Cela étant de nouveaux besoins ont émergé, concernant ceux que l’on appelle désormais le quatrième âge.

Une qualité de vie en augmentation

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Europe était pour le moins dans un mauvaise état, dans tous les sens du terme. Tout était à reconstruire, des bases mêmes de notre société jusqu’aux infrastructures, aux services ou aux réseaux de commerce. Des efforts considérables ont été déployés, avec l’aide du financement américain certes, mais aussi et surtout parce que la volonté était là de vivre mieux tous ensemble. Ainsi les recherches scientifiques se sont davantage consacrées à la santé, et non plus seulement à l’armement, et cela a des effets extraordinaires. Aujourd’hui en effet l’espérance de vie est de 85,4 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes, en moyenne.

Des soucis logistiques et humains

Derrière toutes ces belles progressions qu’accompagne l’amélioration de notre niveau de vie, se cachent malheureusement des conséquences négatives. Si dans les années 1930-1940 on avait encore l’habitude de vivre en famille, avec ses parents et ses grands-parents, désormais un double problème se pose : d’une part la crise du logement est passée par là et nombreuses sont les familles, en particulier en ville, qui ont tout juste de quoi se loger ; ce qui a pour corollaire, d’autre part, le délaissement des plus âgés, dont on ne peut plus assurer la charge au quotidien, sans parler de vivre avec eux. Heureusement les maisons de retraire assurent, avec une qualité grandissante, le logement et les soins quotidiens de nos aînés. Ce qui permet aux familles de se rassurer en sachant que les grands et arrières-grands-parents sont prix en charge et ne souffrent pas de la situation.

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